Etoiles d’humanité

Quand le chant des sirènes a cessé, tous se sont tus et regardés.

Aucune esquive, connexion sécurisée, discours médiatisé, ne pourraient rien défaire : leur vie à tous avait bel et bien changé.
Vivre aux côtés de la peur, tu le sais, désormais, foudroie l’esprit, mais qu’en est-il du cœur ?
Elle peut avoir de bons côtés, disaient certains, prêts à s’en mettre plein les poches, ou déjà éteints.
Mais vivre avec la peur, c’est prendre le risque d’épuiser petit à petit la lumière au fond des yeux jusqu’à la voir ternie et asséchée.
Malgré tout, parce qu’on peut toujours trouver l’espoir jusqu’au fond de la plus terrible noirceur, c’est peut-être aussi l’occasion de revenir à nos besoins fondamentaux d’amour et de vie, sans complaisance, juste parce que c’est une évidence, celle qui, au bout du compte, réunit chaque être vivant.
A condition que personne n’oublie de veiller à nos libertés chéries. Les perdre en chemin reviendrait à calciner ton propre champs ou trancher les veines de ton propre enfant.
Les sourires naissent jusques dans le désert et sur les décombres. Tels des fleurs au printemps, rien ne les arrête, tant qu’une main tendue, une épaule, une musique, un livre, un cœur seront offerts.

N’oublies pas qui tu es.
N’éteins pas toutes les étoiles au fond de nos yeux…

Maïm Garnier (19.11.2015)

 

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